Le dromadaire à dos plat, c’est 375 000€ par jour

Cher marché,

depuis quelque temps, tu me bombardes de demandes de développeurs front-end. Pas de problème.

Tu ajoutes : ils doivent connaître les frameworks angular, node et bootstrap. Et jQuery. Pas de problème.

Tu précises : oui, mais angular 2. Pas de problème.

Et angular 1 aussi, tant qu’on y est. Pas de problème.

Tu complémentes : et puis aussi HTML5 et CSS3. Pas de problème.

Et tu termines par : et bien entendu JEE, Spring et MVC.

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C’est pas mon truc

J’ai eu l’honneur, dans ma carrière, de côtoyer un champion de Taekwondo. Aussi, quand une news sur ce sport apparaît, je me fends d’un post. Déjà, c’est rare, ensuite ça me rappelle mon collègue, occasionnel développeur PHP entre entraînements et combats.

La très respectable fédération mondiale de Taekwondo, donc, vient de changer de nom. Avant, elle se dénommait « World Taekwondo Federation ». Seulement le sigle faisait rire beaucoup sur le web, où pullulaient les commentaires bas du bide, du style : « Taekwondo, What The F… ».

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Une frite, deux fois

Franchement, l’époque est pourrie : aux States, Fireduck ne veut plus appliquer le principe de solidarité dans l’OTAN. Dans le Golf, les pétro-monarchies s’excluent mutuellement. En Europe, pas une semaine sans qu’un taré ne se foute en l’air au nom d’un dieu que, depuis l’origine de l’humanité, personne n’a jamais entraperçu. Et voilà que l’UE y va de son couplet…

Cette Union européenne, soucieuse de réguler tout, de la composition de la vodka jusqu’à la structure des bâtons de rollmops vient d’avoir l’idée Terminator. A côté, le Brexit, c’est pet de lapin et roupie de sansonnet : incapable de se libérer de sa névrose régulatoire infernale, cette Europe prétend, sans même se poser la question d’une procédure référendaire préalable, interdire la double cuisson des frites.

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Soyons bassement matérialistes

Pour une fois je me sers de mon blog à des fins mercantiles.  Bon, d’un autre côté, tous frais confondus, il me côute aussi un bras sans jamais avoir rien rapporté, le bougre.  La pince à linge sur le nez, j’annonce donc une voiture d’occase aux caractéristiques suivantes :

Audi A4 Avant 2.0TDI 170 CV 

  • Mise en circulation : août 2010
  • 75 000 km
  • Peinture noire métallisée
  • Jantes alu + 1 jeu de pneus d’hiver montés sur jantes (alu itou)
  • Boîte manuelle
  • Intérieur cuir noir
  • Toit ouvrant électrique
  • GPS mis à jour l’an dernier
  • Ordinateur de bord
  • Climatisation électronique
  • Phares au xénon
  • ABS, ESP, gnagangni et gnagnaga

La voiture a appartenu à ma femme, le moteur ne sait pas ce que signife 150 km/h (même pas en Allemagne). L’état général est plus qu’acceptable. Si vous êtes intéressés disez leumeuleu en commentaires. Les images se trouvent après la pub le break.

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L’hypoténuse de Sundar

J’ai regardé la Google I/O 2017 sur youtube le week-end dernier. Pour vous éviter de devoir subir le même sort par ces journées estivales, je vous en parle ci-dessous.

Au début, on voit une scène et les gradins se remplissent de personnes en légères surcharges pondérales. En même temps, on entend de la musique. Et puis le patron de Google entre sur scène. Et là…

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Des rides à Redmond ?

Depuis bientôt trois ans, nous avons platement laissé tomber les outils écrits par les successeurs à Bilou, les actuels collègues de Nutella. Nous travaillons aujourd’hui à l’aide d’outils dits « libres ». Libres mais pas gratuis : un don de temps en temps est apprécié. D’autant que de l’autre côté vous vous laissez envaseliner : 10mio d’utilisateurs ont accepté de tester les nouvelles fenêtres, gratuitement. Après, ils auront le bonheur de pouvoir acheter le produit qu’ils auront contribué à créer. Dans le Libre, on développe, on écrit, on teste, on publie. Point barre. Etonnez-vous après de trouver l’article ci-dessus sur the verge. Je ne vous traduit pas.

En fait, Linux desktop, cette horreur, ce fils indigne et infréquentable, s’avère après tout ce temps très stable en utilisation journalière. Les outils multimédia abondent, permettent toutes les fantaisies, de la découpe vidéo au ripping, pour ceux qui utilisent encore CD’s ou DVD’s, en passant par la retouche photo. Et nous ne réinitialisons quasi jamais les PC’s. Sur ce plan, aucun doute, Linux desktop est meilleur que le pot à Nutella.

Toutefois, nous l’avons souvent écrit ici, l’appli qui tient les utilisateurs par la souris, c’est, bien entendu la suite office, beaucoup plus que l’OS lui-même. Et si nous avons raison, les derniers développements européens (LibreOffice est basé à Berlin) vont donner quelques rides à Redmond.

Pour rappel, il y a une dizaine d’années, ils ont modifié leur interface-utilisateur et adopté le « ribbon ». Fini les menus séquentiels, on utilise une approche globale. Cette fois, les concurrents sont dans les cordes…

…sauf que depuis la version 5.3, LibreOffice permet d’aller dans les « Options », « Advanced » et de cocher « Enable experimental features ».

experim

Ensuite, il faut redémarrer la suite. Sous « View », « Toolbar Layout », on trouve soudain une option « Notebookbar ».

Notebb

Et là, miracle de la nature et des dieux de l’Office, on se retrouve avec un ruban. En anglais, « a ribbon », à la philosophie de navigation identique à l’autre.

libreribb

En résumé, LibreOffice offre aujourd’hui les deux possibilités de navigation. Plus la barre d’outils latérale. Plus des fonctionnalités améliorées. Plus, plus, plus….

Bien entendu, d’aucuns soutiendront encore qu’on ne peut pas travailler avec pareils outils. Le facteur FUD, remis au goût du jour par Big Steve avant de partir jouer au basket, continue à peser sur les consciences. C’est vrai qu’une phase d’apprentissage est nécessaire. Mais au final, un terminal Linux offre aujourd’hui davantage de fonctionnalités et de flexibilité que le veau d’or. La stabilité de Linux y contribue bien sûr. Les efforts de LibreOffice y apportent l’élément stratégique dont Fedora, Ubuntu ou autres SuSe avaient besoin. A environnement égal, nous osons même avancer que la suite de la Document Foundation est passée devant celle de Redmond. Et çà, ce n’est pas trivial.