Deux lettres de plus

D’accord, la grosse nouvelle de la semaine ne me concerne pas, mais quand même.

Quand j’étais jeune et con, j’ai, je l’avoue, utilisé Windows. Puis, un jour, nous étions douze réunis dans un temple et l’esprit du LIBRE est descendu sur nous. C’est donc au nom de ces lointains et brumeux souvenirs que je me fends de ce post pour con-patir avec la majorité lemmingienne qui, jour après jour, ouvre les fenêtres à Redmond.

Déjà on va vous enlever Adobe Flash et pour les plus anciens cela constituera une déchirure pareille à la perte d’un parent proche. Mais comble de l’ignominie, voici que l’appli la moins utile du monde va disparaître aussi.

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Une frite, deux fois

Franchement, l’époque est pourrie : aux States, Fireduck ne veut plus appliquer le principe de solidarité dans l’OTAN. Dans le Golf, les pétro-monarchies s’excluent mutuellement. En Europe, pas une semaine sans qu’un taré ne se foute en l’air au nom d’un dieu que, depuis l’origine de l’humanité, personne n’a jamais entraperçu. Et voilà que l’UE y va de son couplet…

Cette Union européenne, soucieuse de réguler tout, de la composition de la vodka jusqu’à la structure des bâtons de rollmops vient d’avoir l’idée Terminator. A côté, le Brexit, c’est pet de lapin et roupie de sansonnet : incapable de se libérer de sa névrose régulatoire infernale, cette Europe prétend, sans même se poser la question d’une procédure référendaire préalable, interdire la double cuisson des frites.

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Démocratie et liesse populaire

​Entre le bonheur  populaire du camarade Xi Jin Ping, le bonheur populaire du camarade Poutine, le bonheur populaire du camarade Kim (quel que soit le Kim) ou le bonheur populaire du camarade Juncker,on ne sait plus où donner de la tête,tant ces pauvres gens se coupent en quatre pour nous rendre heureux.

Je le concède :  je n ai jamais mis les pieds ni à Bejing, ni à Moscou, ni à Pyongyang. Par contre, j étais à Bruxelles ce jour,capitale ensoleillée d où le camarade Juncker, fils d ouvrier et petit père du peuple européen radieux, administre notre bonheur collectif.

On y signait le traité CETA, pour lequel nos élites se sont battues avec abnégation, afin de nous assurer, nous bas peuple européen, un avenir rose d un bonheur sans limites.

Je ne résiste pas à vous livrer,ci-dessous, quelques photos des foules européennes en délire, à. l annonce de cette merveilleuse nouvelle

Le bonheur c est simple comme un coup de matraque (Jean-Claude Juncker, fils d ouvrier)

Larryra bien qui Larryra le dernier

Voici une dizaine d’années, l’action Oracle m’avait financé le remplacement du brûleur au fioul, atteint par une crise d’obsolescence non programmée. Raison pour laquelle je continue à suivre la société, on ne sait jamais, le frigo a quinze ans et le congel aussi.

En fait, j’espère que le frigo tiendra encore quelques mois : pour l’instant le leader intergalactique des bases de données n’est pas en forme olympienne. Ni olympique. On se demande même en forme de quoi il est.

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Keynote 2016 : résumé

La semaine dernière, Google tenait sa grand-messe, i/O 2016. Votre blog a donc visionné la keynote de l’Empire. Trop de boulot pour l’instant, je ne pouvais pas aller à Mountain View. Et j’ai horreur de l’avion. Surtout, je n’étais pas invité.

La keynote dure un peu plus de 2 heures et demie. Si vous désirez la regarder vous aussi, vous pouvez zapper les 40 premières minutes. Elles ne servent qu’à chauffer l’assistance. Sinon le youtube est ici.

Pour qui ne veut pas investir deux heures de son temps, résumons les points saillants :

  • les développeurs lambda de Google sont obèses et barbus
  • les intervenants sur scène ont tous une montre connectée
  • ils ont pris grand soin d’équilibrer les présentateurs et présentatrices
  • le décor et les fringues font faussement pauvres (ou politiquement correct)
  • ils aiment bien les émojis
  • leurs démos consistent invariablement à appeler la famille et à réserver des restos.

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