Le dromadaire à dos plat, c’est 375 000€ par jour

Cher marché,

depuis quelque temps, tu me bombardes de demandes de développeurs front-end. Pas de problème.

Tu ajoutes : ils doivent connaître les frameworks angular, node et bootstrap. Et jQuery. Pas de problème.

Tu précises : oui, mais angular 2. Pas de problème.

Et angular 1 aussi, tant qu’on y est. Pas de problème.

Tu complémentes : et puis aussi HTML5 et CSS3. Pas de problème.

Et tu termines par : et bien entendu JEE, Spring et MVC.

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L’hypoténuse de Sundar

J’ai regardé la Google I/O 2017 sur youtube le week-end dernier. Pour vous éviter de devoir subir le même sort par ces journées estivales, je vous en parle ci-dessous.

Au début, on voit une scène et les gradins se remplissent de personnes en légères surcharges pondérales. En même temps, on entend de la musique. Et puis le patron de Google entre sur scène. Et là…

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Des rides à Redmond ?

Depuis bientôt trois ans, nous avons platement laissé tomber les outils écrits par les successeurs à Bilou, les actuels collègues de Nutella. Nous travaillons aujourd’hui à l’aide d’outils dits « libres ». Libres mais pas gratuis : un don de temps en temps est apprécié. D’autant que de l’autre côté vous vous laissez envaseliner : 10mio d’utilisateurs ont accepté de tester les nouvelles fenêtres, gratuitement. Après, ils auront le bonheur de pouvoir acheter le produit qu’ils auront contribué à créer. Dans le Libre, on développe, on écrit, on teste, on publie. Point barre. Etonnez-vous après de trouver l’article ci-dessus sur the verge. Je ne vous traduit pas.

En fait, Linux desktop, cette horreur, ce fils indigne et infréquentable, s’avère après tout ce temps très stable en utilisation journalière. Les outils multimédia abondent, permettent toutes les fantaisies, de la découpe vidéo au ripping, pour ceux qui utilisent encore CD’s ou DVD’s, en passant par la retouche photo. Et nous ne réinitialisons quasi jamais les PC’s. Sur ce plan, aucun doute, Linux desktop est meilleur que le pot à Nutella.

Toutefois, nous l’avons souvent écrit ici, l’appli qui tient les utilisateurs par la souris, c’est, bien entendu la suite office, beaucoup plus que l’OS lui-même. Et si nous avons raison, les derniers développements européens (LibreOffice est basé à Berlin) vont donner quelques rides à Redmond.

Pour rappel, il y a une dizaine d’années, ils ont modifié leur interface-utilisateur et adopté le « ribbon ». Fini les menus séquentiels, on utilise une approche globale. Cette fois, les concurrents sont dans les cordes…

…sauf que depuis la version 5.3, LibreOffice permet d’aller dans les « Options », « Advanced » et de cocher « Enable experimental features ».

experim

Ensuite, il faut redémarrer la suite. Sous « View », « Toolbar Layout », on trouve soudain une option « Notebookbar ».

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Et là, miracle de la nature et des dieux de l’Office, on se retrouve avec un ruban. En anglais, « a ribbon », à la philosophie de navigation identique à l’autre.

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En résumé, LibreOffice offre aujourd’hui les deux possibilités de navigation. Plus la barre d’outils latérale. Plus des fonctionnalités améliorées. Plus, plus, plus….

Bien entendu, d’aucuns soutiendront encore qu’on ne peut pas travailler avec pareils outils. Le facteur FUD, remis au goût du jour par Big Steve avant de partir jouer au basket, continue à peser sur les consciences. C’est vrai qu’une phase d’apprentissage est nécessaire. Mais au final, un terminal Linux offre aujourd’hui davantage de fonctionnalités et de flexibilité que le veau d’or. La stabilité de Linux y contribue bien sûr. Les efforts de LibreOffice y apportent l’élément stratégique dont Fedora, Ubuntu ou autres SuSe avaient besoin. A environnement égal, nous osons même avancer que la suite de la Document Foundation est passée devant celle de Redmond. Et çà, ce n’est pas trivial.

Il y a plus dans 753 têtes que dans 751

On a recensé cette semaine de nombreuses prises de positions quant à l’opportunité d’encadrer – surtout de taxer- le travail des robots. En tous cas le Parlement Européen demande à la Commission « de proposer des règles sur la robotique et l’intelligence artificielle (IA), en vue d’exploiter pleinement leur potentiel économique et de garantir un niveau standard de sûreté et de sécurité ». Soit, c’est de l’Eurotalk et la Commission maîtrise ce sabir à merveille.

D’autre part, le même PE définit un robot comme une : « machine physique équipée de capteurs et interconnectée à son environnement dans le but d’échanger et d’analyser des données. » Là, on quitte le dialecte maison et la qualité s’en ressent tout de suite. Nous, nous aurions souhaité une référence à la productique. En effet, appliquée stricto sensu, cette définition range une voiture connectée à Internet (elles sont de plus en plus nombreuses) dans la catégorie des robots. En fait l’omission de toute référence à la productique n’est probablement pas innocente, comme nous le verrons plus bas.

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Amazon : je préfère qu’on reste copains

A l’origine des temps, la nature a inscrit sur le chromosome Y le gêne de la conservation de l’espèce. Conséquence, le mâle drague. A l’adolescence, le petit de l’homme découvre les formes harmonieuses de la Chantal ou de la Murielle. Troublé, il attaque les genoux tremblants. Et il se prend ses premiers râteaux. Souvent, son blues de trois semaines débute par la sempiternelle tirade : « je préfère qu’on reste copains ». Ce coup-ci, c’est moi qui fait la Geneviève : Amazon, je préfère qu’on reste copains.

Ça a commencé début 2016. J’ai voulu louer de l’espace sur AWS, le cloud à Jeff. Pour tester, pas question de payer. Je choisis donc leur formule gratuite. Deux mois plus tard et sans crier gare, ma carte de crédit est débitée de 150USD. Et ainsi de suite pendant plusieurs mois, sans justification. Afin de faire cesser cette vive douleur au siège, je me suis désincrit fissa.

Ce Noël, je repère des cadeaux à prix intéressant, un lot sur amazon.fr, l’autre sur amazon.de. En fait, ces articles étaient référencés mais pas vendus directement par Jeff. Conséquence : la date indicative de livraison passée de quinze jours, je contacte le vendeur et, par deux fois, ma commande est annulée sans autre forme de procès. Bien entendu, par deux fois, je suis obligé de trouver des cadeaux alternatifs, voire de m’excuser platement. Le droit du Prince.

Qu’il tire des fusées, livre par drone ou ne condamne pas les exentricités du Donald, peut me chaut. Par contre, pour tout article sous les cinquante euros, sa modeste boutique manque de sérieux . En bon parvenu, Jeff ne veut plus traiter que le haut de gamme, là où le magasin génère des tonnes de marge (on parie qu’ils seront dans les premiers à vendre le Galaxy S8?).

J’étais devenu suspicieux lors du lancement de Prime. Jeff Prime (ou son cousin français Jeff Premium) symbolise à merveille le Grand Rien Doré dont notre société est si avide. Un « meilleur » service, des garanties de nitignous, l’assurance de raziboule et rouletabille pour seulement 49€ par an. On n’en conclura pas que, depuis Premium, les produits à moindre marge servent d’appât pour nous contraindre au surclassement. Mais presque.

Quant aux alternatives, on en recense des dizaines en ligne, quel que soit l’article pour lequel vous succombez. A contrario, nous avons fait d’excellentes expériences sur ldlc.com ou vistaprint. Et si vous ne trouvez pas en ligne, le libraire du coin vous saura gré des vingt-cinq euros que vous lui lâcherez pour le dernier Rufin.

A ce propos et toujours pendant les fêtes, la Free Software Foundation m’avait demandé de vous alerter sur le fait suivant : la liseuse à Jeff (Kindle) permet de télécharger des bouquins, certes. Mais ceux-ci sont plombés par des DRM et Jeff peut vous les sucrer à distance, quelle qu’en soit la raison. Pour ceux qui souhaitent lire en toute quiétude, la FSF recommande le projet Guthenberg (project gutenberg), lequel permet d’accéder à une bibliothèque en ligne énorme et sans aucune contrainte. On y trouve aussi l’ouvrage de Vâtsyâyana.

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La preuve qu’ils vendent des râteaux…

Bref, bof…

Depuis les fêtes de fin d’année, je porte une montre connectée : la Samsung Galaxy Gear S3 avait été saluée comme la “première véritable montre connectée digne de ce nom”. Voici donc, après quatre semaines d’utilisation, nos premières impressions de la montre dans sa version Classic.

Je passe sur la présentation du produit, l’emballage et la cosmétique générale : les blogs spécialisés en ont fait des tonnes et çà n’apporte rien.

En soi, elle commence à ressembler à une montre « normale », si ce n’est que le métal utilisé fait encore un peu « cheap » par rapport aux produits (même d’entrée de gamme) suisses. Le bracelet aussi, mais bon, dans l’ensemble on peut s’en satisfaire.

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Pour 1200€..

…. l’Empire te pique ta vie privée.

Je quitte à l’instant le live stream de Big Broogle. En anglais, on appelle çà : « perfect timing ». Noël arrive et ils ont tout prévu pour s’occuper de vos cadeaux de fin d’année. Petit budget  ? Un chromecast + à seulement 69$. Ca ne sert strictement à rien puisque la majorité des téléviseurs ne supporte pas la 4K (d’ailleurs aucune chaîne de TV ne broadcaste en 4K non plus). Mais, bon, c’est bientôt Nowel, il faut se leur faire plaisir.

Gros budget ? Le smartphone Pixel XL 128MB vous les comblera. Meilleur appareil photo, stockage (chez eux, bien sûr) illimité et mise à jour Android en arrière-plan pour 899€.  Je passerai, quant à mois, un Nowel triste : le Pixel XL n’a ni support de carte micro SD ni batterie amovible, donc je serai contraint de zapper.

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