Sacha Googly

L’avantage de réagir, c’est qu’on se situe après l’événement. Pour la frime, ça glisse tout seul. Par contre, on a aussi le temps d’analyser.

L’affaire du mémo sexiste de Google se prête à merveille à l’analyse. Au départ, un développeur de l’Empire se lâche dans un exercice de philosophie digne d’une Yugo d’occasion. Sous des apparences et une structure bien académique, il assemble des postulats sans fondement, ni références, des vérités décretées par lui-même. Rien de tel pour arriver aux conclusions voulues. 

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C’est pas mon truc

J’ai eu l’honneur, dans ma carrière, de côtoyer un champion de Taekwondo. Aussi, quand une news sur ce sport apparaît, je me fends d’un post. Déjà, c’est rare, ensuite ça me rappelle mon collègue, occasionnel développeur PHP entre entraînements et combats.

La très respectable fédération mondiale de Taekwondo, donc, vient de changer de nom. Avant, elle se dénommait « World Taekwondo Federation ». Seulement le sigle faisait rire beaucoup sur le web, où pullulaient les commentaires bas du bide, du style : « Taekwondo, What The F… ».

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Une frite, deux fois

Franchement, l’époque est pourrie : aux States, Fireduck ne veut plus appliquer le principe de solidarité dans l’OTAN. Dans le Golf, les pétro-monarchies s’excluent mutuellement. En Europe, pas une semaine sans qu’un taré ne se foute en l’air au nom d’un dieu que, depuis l’origine de l’humanité, personne n’a jamais entraperçu. Et voilà que l’UE y va de son couplet…

Cette Union européenne, soucieuse de réguler tout, de la composition de la vodka jusqu’à la structure des bâtons de rollmops vient d’avoir l’idée Terminator. A côté, le Brexit, c’est pet de lapin et roupie de sansonnet : incapable de se libérer de sa névrose régulatoire infernale, cette Europe prétend, sans même se poser la question d’une procédure référendaire préalable, interdire la double cuisson des frites.

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Il y a plus dans 753 têtes que dans 751

On a recensé cette semaine de nombreuses prises de positions quant à l’opportunité d’encadrer – surtout de taxer- le travail des robots. En tous cas le Parlement Européen demande à la Commission « de proposer des règles sur la robotique et l’intelligence artificielle (IA), en vue d’exploiter pleinement leur potentiel économique et de garantir un niveau standard de sûreté et de sécurité ». Soit, c’est de l’Eurotalk et la Commission maîtrise ce sabir à merveille.

D’autre part, le même PE définit un robot comme une : « machine physique équipée de capteurs et interconnectée à son environnement dans le but d’échanger et d’analyser des données. » Là, on quitte le dialecte maison et la qualité s’en ressent tout de suite. Nous, nous aurions souhaité une référence à la productique. En effet, appliquée stricto sensu, cette définition range une voiture connectée à Internet (elles sont de plus en plus nombreuses) dans la catégorie des robots. En fait l’omission de toute référence à la productique n’est probablement pas innocente, comme nous le verrons plus bas.

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L’ère du Brump

Depuis cette semaine, le monde anglo-saxon est entré dans l’ère du Brump (BRexit, TrUMP). Le Brump constitue surtout un enfumage monumental des populations concernées : sous prétexte de retrouver leur lustre d’antan, les deux pays entament un repli nombriliste. Celui-ci les conduit à coup sûr vers la perte d’influence et vers le déclin. C’est leur problème. Çà l’est moins là où nous sommes partenaires.

Quand la première puissance mondiale et la deuxième économie européenne s’allient pour sauter de la falaise, on assiste à une vraie rupture de civilisation. A titre de comparaison, on pourrait citer l’avènement de Néron au trône de l’Empire romain. Ou celui de Philippe II d’Espagne, plus soucieux de révérer Dieu que de gérer l’Empire de son père, Charles Quint. Comme Dieu n’existe pas, l’Empire s’est délité.

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Amazon : je préfère qu’on reste copains

A l’origine des temps, la nature a inscrit sur le chromosome Y le gêne de la conservation de l’espèce. Conséquence, le mâle drague. A l’adolescence, le petit de l’homme découvre les formes harmonieuses de la Chantal ou de la Murielle. Troublé, il attaque les genoux tremblants. Et il se prend ses premiers râteaux. Souvent, son blues de trois semaines débute par la sempiternelle tirade : « je préfère qu’on reste copains ». Ce coup-ci, c’est moi qui fait la Geneviève : Amazon, je préfère qu’on reste copains.

Ça a commencé début 2016. J’ai voulu louer de l’espace sur AWS, le cloud à Jeff. Pour tester, pas question de payer. Je choisis donc leur formule gratuite. Deux mois plus tard et sans crier gare, ma carte de crédit est débitée de 150USD. Et ainsi de suite pendant plusieurs mois, sans justification. Afin de faire cesser cette vive douleur au siège, je me suis désincrit fissa.

Ce Noël, je repère des cadeaux à prix intéressant, un lot sur amazon.fr, l’autre sur amazon.de. En fait, ces articles étaient référencés mais pas vendus directement par Jeff. Conséquence : la date indicative de livraison passée de quinze jours, je contacte le vendeur et, par deux fois, ma commande est annulée sans autre forme de procès. Bien entendu, par deux fois, je suis obligé de trouver des cadeaux alternatifs, voire de m’excuser platement. Le droit du Prince.

Qu’il tire des fusées, livre par drone ou ne condamne pas les exentricités du Donald, peut me chaut. Par contre, pour tout article sous les cinquante euros, sa modeste boutique manque de sérieux . En bon parvenu, Jeff ne veut plus traiter que le haut de gamme, là où le magasin génère des tonnes de marge (on parie qu’ils seront dans les premiers à vendre le Galaxy S8?).

J’étais devenu suspicieux lors du lancement de Prime. Jeff Prime (ou son cousin français Jeff Premium) symbolise à merveille le Grand Rien Doré dont notre société est si avide. Un « meilleur » service, des garanties de nitignous, l’assurance de raziboule et rouletabille pour seulement 49€ par an. On n’en conclura pas que, depuis Premium, les produits à moindre marge servent d’appât pour nous contraindre au surclassement. Mais presque.

Quant aux alternatives, on en recense des dizaines en ligne, quel que soit l’article pour lequel vous succombez. A contrario, nous avons fait d’excellentes expériences sur ldlc.com ou vistaprint. Et si vous ne trouvez pas en ligne, le libraire du coin vous saura gré des vingt-cinq euros que vous lui lâcherez pour le dernier Rufin.

A ce propos et toujours pendant les fêtes, la Free Software Foundation m’avait demandé de vous alerter sur le fait suivant : la liseuse à Jeff (Kindle) permet de télécharger des bouquins, certes. Mais ceux-ci sont plombés par des DRM et Jeff peut vous les sucrer à distance, quelle qu’en soit la raison. Pour ceux qui souhaitent lire en toute quiétude, la FSF recommande le projet Guthenberg (project gutenberg), lequel permet d’accéder à une bibliothèque en ligne énorme et sans aucune contrainte. On y trouve aussi l’ouvrage de Vâtsyâyana.

rateau_jeff

La preuve qu’ils vendent des râteaux…