Die kleine Baigneuse

Ensuite, il faut réparer la connerie : on se retrouve pile poil avec le trio Angela Fourchaume, Emmanuel Castagnier et Antonio Cacciaperotti.

Angela Fourchaume a bien compris que son pays a foiré et tente de récupérer le petit baigneur (le marché européen) face à une potentielle alliance entre Emmanuel Castagnier et l’Italien. On la voit, l’air faussement contrite, dans l’église du Consilium, murmurer « 500 BMW pour l’Italie, 400 Mercedes pour l’Espagne, 300 Volkswagen pour la Grèce,…»

Autre parallèle frappant : Emmanuel Castagnier qui s’amourache de Marcello. Le moteur deviendra-t-il franco-italien ? Nein, Angela veille et va aider : elle a bien compris que c’était psychique :

A la fin du film, Angela Fourchaume récupère les droits du petit baigneur (elle récupère son marché, qui partait vers le sud). Elle feint de croire en une UE solidaire (on se rappelle qu’en 15 ans de chancellerie, elle n’avait jamais pris la moindre initiative) et va pouvoir continuer à vendre ses voitures, sa Nivea et ses cuisines Siemens dans toute l’UE.

Dans le film, il faut à la fois sauver les droits du petit baigneur et relancer l’Increvable. Dans la réalité, il incombait de sauver le marché de 500 millions de consommateurs et d’écarter la menace de Karslruhe.

Tiens et l’Europe dans ce joyeux boxon, elle est sauvée ? Non, l’Europe vit de crise en crise. D’ailleurs à la fin du film, l’Increvable coule à nouveau…

Vous trouvez cela sarcastique ? Et bien non. C’est très amusant. Très amusant.