Der Bundesverfassungsgerichtspyrrhussieg

c’est long, hein ? Ça fait 40 caractères, soit 15 de plus qu’anticonstitutionnellement. Et ce n’est peut-être pas un hasard : Twitter, excellent réseau social pour qui sait s’en servir, a publié hier la liste des « conseillers » utilisés par la cour constitutionnelle teutonne pour prononcer son verdict inique du mardi 5.

Comme le faisait très justement remarquer le journaliste allemand auteur du tweet, la moitié des « conseillers » provenait du secteur financier. On peut donc légitimement douter de la neutralité :

  • desdits cadres de la bancassurance teutonne,
  • des juges eux-mêmes, pour avoir désigné ce panel.

Bref, la cour constitutionnelle allemande a peut-être agit de manière anticonstitutionnelle. Elle a agit de manière politique en tous cas et est sortie de son rôle sur deux plans :

  • en prononçant une décision motivée davantage par une politique économique destinée à affirmer le pouvoir germain sur le reste de la zone euro,
  • en se plaçant au-dessus de la Cour Européenne de Justice, rôle que les traités internationaux lui dénient.