Il faudra que je demande au service technique…

Après, vous mettez les mains dans le cambouis et le reste vient naturellement. La lumière m’est apparue après avoir installé récemment une nouvelle machine, à partir de zéro : si le travail est bien planifié, les petites adaptations se font en trois coups de cuiller à pot.

J’ai rencontré trois problèmes :

  • contourner l’immonde UEFI, sorte de verrou windowsien imaginé dans le cerveau pervers de Steve Ballmer, ex PDG de Redmond, aujourd’hui mieux à sa place aux Los Angeles Clippers
  • déclarer et monter les disques
  • connecter les imprimantes.

Pour contourner le verrou UEFI (le « F » signifie Frankenstein) on trouve de nombreuses procédures sur le net, dont celle de linux.com, sélectionnée pour sa neutralité (pas trop orientée Ubuntu).

Pour déclarer les disques, pas trop de problème non plus, de l’UUID au formatage en ext4. Nickel, ça a marché du premier coup, formatés et montés. De plus, vous avez des tas de soluces bien ficelées sur tecmint.com. Si vous utilisez Ubuntu, vous pouvez les monter par le GUI en tapant «disks » dans la fonction recherche des activités (les neufs petits points en bas, à gauche de l’écran , pfff). Ensuite, souris gauche sur la petite roue crantée.

Pour les imprimantes, c’est idiot : le code HP ou Konica Minolta p.ex. se trouve en natif dans le kernel et Linux les installe automatiquement. J’ai cherché longtemps, jusqu’à identifier un problème… sur mon routeur.

Bref, client et serveur fonctionnent et offrent le bonheur d’avoir une machine :

  • fiable
  • rapide
  • conviviale (belle et facile d’utilisation)
  • backupée automatiquement
  • sur mesure pour mes besoins

Notons enfin que Gnome, l’interface-utilisateur fait des progrès remarquables (et va encore en faire) et l’on se pose la question : « mais zenfin pourquoi les gens collent-ils à Windows comme les mouches sur un… de … ?

A nouveau, nous voyons quatre raisons :

-à l’origine parce que Billou mentait comme un arracheur de dents (oui, IBM, DOS m’appartient, bien sûr, Windows 3.11 est multitâche,…) et tout le monde a-do-rait gober ses balivernes

-Microsoft fut fondée en 1975 (c’est vieux, hein?), Linux en 1990 et le marché était déjà occupé

-Linux ne fait pas de marketing (pas de pub payantes sur les sites ni dans les revues populaires, pas d’alliance avec les constructeurs pour packager matériel et logiciel)

-enfin parce qu’au fil du temps, Redmond a mis en place un réseau de revendeurs/distributeurs, lesquels paient pour obtenir leur statut hiérarchisé de partenaire. En contrepartie, Microsoft et ses revendeurs chassent le client en meute ce qui décuple les retombées commerciales.

Résultat logique : sur le client (votre PC devant vous) Linux a perdu (l’utilisateur lambda veut un « spécialiste » capable de résoudre son problème d’icône sur son bureau et le pingouin ne s’embarrasse pas de ce genre de truc. En revanche, au niveau serveur, là où les administrateurs de tous poils rivalisent de connaissances, on ne veut pas voir le délégué au look parfaitement staïlé et à la sempiternelle réponse : il faudra que je demande au service technique. Linux a donc capturé 80 % de ce marché.

Partant, la fin de Windows 7 est-elle une opportunité pour Linux desktop ? A la marge seulement. L’OS libre a beau être infiniment mieux structuré et sécurisé, l’effet FUD (fear, uncertainty, doubt) jouera à plein. Et le côté rassurant du salesman staïlé qui demandera au service technique est tellement plus sécurisant…

Pourtant, si d’aventure vous avez un vieux PC mû péniblement par Windows 7, la meilleure migration n’est pas vers Windows 10 mais vers Linux Mint Mate pour trois raisons :

  • navigation très similaire,
  • performance du PC améliorée et
  • basé Ubuntu, donc énormément de documentation en ligne.

Après ? Vous trouverez sur le web toutes les astuces dont vous avez besoin pour progresser : « how do I… linux » et Big Broogle vous sert 20 articles pertinents pour résoudre votre problème.

En outre, vous profiterez de mises à jour fiables, testées et re-testées avant publication. A ce propos, quittons-nous sur la réaction-type des utilisateurs à une mise à jour de leur OS respectif :

  • Windows : ah m… une mise à jour. Je vais attendre la version 1.1
  • Linux : cool, une mise à jour. Je vais l’installer, puis aller voir dans les fichiers si je peux la tweaker
  • Mac : oooh, une mise à jour. Et elle ne coûte que 99€.