Des rides à Redmond ?

Depuis bientôt trois ans, nous avons platement laissé tomber les outils écrits par les successeurs à Bilou, les actuels collègues de Nutella. Nous travaillons aujourd’hui à l’aide d’outils dits « libres ». Libres mais pas gratuis : un don de temps en temps est apprécié. D’autant que de l’autre côté vous vous laissez envaseliner : 10mio d’utilisateurs ont accepté de tester les nouvelles fenêtres, gratuitement. Après, ils auront le bonheur de pouvoir acheter le produit qu’ils auront contribué à créer. Dans le Libre, on développe, on écrit, on teste, on publie. Point barre. Etonnez-vous après de trouver l’article ci-dessus sur the verge. Je ne vous traduit pas.

En fait, Linux desktop, cette horreur, ce fils indigne et infréquentable, s’avère après tout ce temps très stable en utilisation journalière. Les outils multimédia abondent, permettent toutes les fantaisies, de la découpe vidéo au ripping, pour ceux qui utilisent encore CD’s ou DVD’s, en passant par la retouche photo. Et nous ne réinitialisons quasi jamais les PC’s. Sur ce plan, aucun doute, Linux desktop est meilleur que le pot à Nutella.

Toutefois, nous l’avons souvent écrit ici, l’appli qui tient les utilisateurs par la souris, c’est, bien entendu la suite office, beaucoup plus que l’OS lui-même. Et si nous avons raison, les derniers développements européens (LibreOffice est basé à Berlin) vont donner quelques rides à Redmond.

Pour rappel, il y a une dizaine d’années, ils ont modifié leur interface-utilisateur et adopté le « ribbon ». Fini les menus séquentiels, on utilise une approche globale. Cette fois, les concurrents sont dans les cordes…

…sauf que depuis la version 5.3, LibreOffice permet d’aller dans les « Options », « Advanced » et de cocher « Enable experimental features ».

experim

Ensuite, il faut redémarrer la suite. Sous « View », « Toolbar Layout », on trouve soudain une option « Notebookbar ».

Notebb

Et là, miracle de la nature et des dieux de l’Office, on se retrouve avec un ruban. En anglais, « a ribbon », à la philosophie de navigation identique à l’autre.

libreribb

En résumé, LibreOffice offre aujourd’hui les deux possibilités de navigation. Plus la barre d’outils latérale. Plus des fonctionnalités améliorées. Plus, plus, plus….

Bien entendu, d’aucuns soutiendront encore qu’on ne peut pas travailler avec pareils outils. Le facteur FUD, remis au goût du jour par Big Steve avant de partir jouer au basket, continue à peser sur les consciences. C’est vrai qu’une phase d’apprentissage est nécessaire. Mais au final, un terminal Linux offre aujourd’hui davantage de fonctionnalités et de flexibilité que le veau d’or. La stabilité de Linux y contribue bien sûr. Les efforts de LibreOffice y apportent l’élément stratégique dont Fedora, Ubuntu ou autres SuSe avaient besoin. A environnement égal, nous osons même avancer que la suite de la Document Foundation est passée devant celle de Redmond. Et çà, ce n’est pas trivial.