Il y a plus dans 753 têtes que dans 751

On a recensé cette semaine de nombreuses prises de positions quant à l’opportunité d’encadrer – surtout de taxer- le travail des robots. En tous cas le Parlement Européen demande à la Commission « de proposer des règles sur la robotique et l’intelligence artificielle (IA), en vue d’exploiter pleinement leur potentiel économique et de garantir un niveau standard de sûreté et de sécurité ». Soit, c’est de l’Eurotalk et la Commission maîtrise ce sabir à merveille.

D’autre part, le même PE définit un robot comme une : « machine physique équipée de capteurs et interconnectée à son environnement dans le but d’échanger et d’analyser des données. » Là, on quitte le dialecte maison et la qualité s’en ressent tout de suite. Nous, nous aurions souhaité une référence à la productique. En effet, appliquée stricto sensu, cette définition range une voiture connectée à Internet (elles sont de plus en plus nombreuses) dans la catégorie des robots. En fait l’omission de toute référence à la productique n’est probablement pas innocente, comme nous le verrons plus bas.

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L’ère du Brump

Depuis cette semaine, le monde anglo-saxon est entré dans l’ère du Brump (BRexit, TrUMP). Le Brump constitue surtout un enfumage monumental des populations concernées : sous prétexte de retrouver leur lustre d’antan, les deux pays entament un repli nombriliste. Celui-ci les conduit à coup sûr vers la perte d’influence et vers le déclin. C’est leur problème. Çà l’est moins là où nous sommes partenaires.

Quand la première puissance mondiale et la deuxième économie européenne s’allient pour sauter de la falaise, on assiste à une vraie rupture de civilisation. A titre de comparaison, on pourrait citer l’avènement de Néron au trône de l’Empire romain. Ou celui de Philippe II d’Espagne, plus soucieux de révérer Dieu que de gérer l’Empire de son père, Charles Quint. Comme Dieu n’existe pas, l’Empire s’est délité.

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