Bref, bof…

Depuis les fêtes de fin d’année, je porte une montre connectée : la Samsung Galaxy Gear S3 avait été saluée comme la “première véritable montre connectée digne de ce nom”. Voici donc, après quatre semaines d’utilisation, nos premières impressions de la montre dans sa version Classic.

Je passe sur la présentation du produit, l’emballage et la cosmétique générale : les blogs spécialisés en ont fait des tonnes et çà n’apporte rien.

En soi, elle commence à ressembler à une montre « normale », si ce n’est que le métal utilisé fait encore un peu « cheap » par rapport aux produits (même d’entrée de gamme) suisses. Le bracelet aussi, mais bon, dans l’ensemble on peut s’en satisfaire.

Pour l’installation, pas de problème, on télécharge Gear sur son smartphone et tout se passe de façon assez transparente, même si ce dernier n’est pas un Samsung. De manière générale, nous trouvons beaucoup plus pratique de gérer la toquante à partir du smartphone que sur son écran propre. Les deux communiquent par bluetooth. Donc, si vous êtes à plus de 10m du portable, séparés par un mur, walou.

  • Question principale : « à quoi çà sert ? »
  • Réponse franche : « euuuuuuh…. »

En fait, elle est simple d’emploi : deux boutons et un cadran externe rotatif et on gère tout. Oui, mais on gère quoi ? La sempiternelle appli de santé bien entendu. Sauf que si vous êtes en bonne santé et pratiquez du sport régulièrement, vous vous en foutez un brin. Sinon, vous consultez vos toubibs de toute manière. Retour à la question principale : il y a un altimètre, un baromètre, un indicateur de température, les prévisions météo, les contacts, les emails, une horloge mondiale dans le monde du monde entier, la gestion du calendrier,…

Point positif : l’autonomie est vraiment impressionnante : les premiers jours, où l’on torture l’engin, elle tient un peu plus de deux jours. En utilisation classique, elle peut tenir 4 jours. Si nous la laissez dormir dans un tiroir, cinq jours. Je sais, çà ne sert à rien et on n’avance pas.

Donc, à quoi sert une montre connectée : à se la péter d’abord : « je suis geek, swag, hype, j’ai une connected watch ». A regarder l’heure ensuite. Elle est dans les prix des entrées de gammes suisses, donc pourquoi pas une Gear S3 plutôt qu’une Tissot ou une Certina ? A se faire notifier ses mails, sms et autres messages instantanés sans devoir sortir son smartphone ensuite. Mais là, la glace devient plus fine : la Gear S3 vous rend esclave de la portabilité. Et vous empêche, à contrario, de vous  concentrer sur un sujet donné pendant quelques heures. Bref, bof…

Terminons par le côté flippant : le 23 décembre, je roule vers un client. J’écoute « La tête au carré » sur Inter. Sujet : les instruments de musique. On relaye une question d’auditeur : « pourquoi apprend-on la flûte à bec à l’école? » Là, croyez-moi ou non, je vois le cadran s’allumer et une phrase s’affiche en petites lettres bleues. Je conduis, je ne lis pas le texte. Trente secondes plus tard, ma montre répond : « je ne connais pas la réponse à cette question ». Big Broogle écoutait la radio aussi et n’avait pas trouvé la réponse. La Gear S3 a beau tourner sur Tizen, l’OS de Samsung, l’Empire y a quand même embarqué ses espions. Inutile de préciser que, le soir, elle est bannie de la chambre à coucher. Ou du bord de l’évier. Ou …