Un été de feu

L’année dernière Samsung annonçait une révolution : son Galaxy Note 5 ne sortirait pas en Europe. Qui plus est, il serait privé de carte micro SD et se verrait affublé d’une batterie fixe.

Tollé des afficionados sur le vieux Continent : non seulement le coréen nous trahit par un changement d’architecture destiné à « emprisonner » l’utilisateur, mais de plus il nous zappe. Certains firent confiance, d’autres quittèrent le navire. Peu importait au constructeur, il était sûr de son coup.

Un flop commercial plus tard, les mêmes reviennent un peu plus humbles mais toujours aussi peu doués pour le marketing produit. On shunte la version 6.0 et exhibe une version 7.0, munie cette fois d’un slot pour carte micro SD. Magnanimes, ils condescendent à le commercialiser en Europe, des fois qu’il y aurait du pognon à rafler là-bas. Toutefois, pour ceux qui espéraient une batterie amovible (comme sur l’excellllent LG V10 de l’autre coréen, le vrai créatif de la bande), voilou.

Après les premières revues dithyrambiques, Sammy pour les intimes commence à livrer…

… ooooooh que c’est bête. A l’intérieur du Note 7, les batteries (celles fournies par Samsung SDI uniquement) crament à qui mieux mieux. Bien sûr l’été, c’est la saison des barbecues mais l’été touche à sa fin. On se releverait pour en re-rire encore si un gosse de 6 ans n’avait été sérieusement brûlé aux mains, si une voiture et une maison au moins n’étaient pas parties en fumée.

Bref, après avoir incendié une bonne partie de ses clients pendant trois semaines, une première approche de solution consistera à limiter la capacité des batteries Samsung à l’intérieur des smartphones Samsung à 60% de leur capacité. Ensuite feu les Note 7 seront échangés.

Le cours de l’action, lui, est loin de flamber. La capitalisation de la société a perdu 25 milliards pour avoir voulu contribuer au réchauffement climatique. De plus, le remplacement des allume-barbecues va leur coûter un peu plus d’un milliard, soit plus que la vente de leurs activités imprimantes à HP. Que d’argent parti en fumée !

D’accord, ce n’est pas gentil de se moquer du malheur des autres, même si c’est marrant. Aidons-les donc à trouver une solution. On pourrait leur dire, par exemple, que si leur Note 7 avait été équipé d’une batterie amovible, ils auraient économisé près d’un milliard de dollars. De quoi les faire réfléchir pour le Note 8 ? Vous brûlez, Samsung, vous brûlez.

Dernier détail inquiétant pour nos amis bavarois : Samsung SDI est supposé construire une usine de batteries en Hongrie. Sa production serait destinée aux futures BMW électriques. Heureusement, Münich c’est au pied des Alpes et il neige beaucoup par là… Ach scheisse, Helmut.

Enfin, pour accompagner le re-launch de leur smartphone, je propose l’hymne suivant :