Technossaire : W Whatsapp

Whatsapp, c’est LA messagerie instantanée des djeuns par excellence. C’est simple, c’est instantané. Tu télécharges, et hop en deux coups de cuiller à pot, tu communiques avec tes potes, de ton portable, avec ton forfait illimité (on ne peut être cool si on n’a pas un truc illimité sur son portable. N’importe quel truc, mais illimité). Whatsapp existe pour toutes les plate-formes mobiles, même pour le vieux Symbian. Une fois installé, Whatsapp s’occupe de tout, vraiment de tout.

Whatsapp va lire tes contacts et les enregistre. Pas besoin de lui demander. Bien sûr, les non-membres sont recensés aussi. Bien sûr, çà ne regarde pas Whatsapp. Mais Whatsapp est tellement cool. Whatsapp compte 300 millions d’utilisateurs, soit plus que twitter. D’ailleurs, tout comme l’oiseau bleu, Whatsapp est basé en Californie.

Ah, la Californie, ses plages immenses, son ciel bleu, sa Silicon Valley, ses superflics en grosses bagnoles, chargés d’appliquer la loi américaine…

Tiens, à propos de loi américaine, serait-il possible que … ? Oh, non !

Ben si.

Non seulement Whatsapp sera écouté et copié comme bon LEUR semble, mais en plus, ils n’encodent rien. Chers petits cools, vos messages transitent en clair sur la toile et ne sont même pas encodés sur les serveurs. Bref, crise d’exhibitionnisme torride à part, on évitera Whatsapp comme la peste. D’autant qu’il a déjà été vecteur de virus par le passé.

Quant à nous, nous éviterons le négativisme absolu : le côté pile des pratiques de la NSA réside dans la floraison débridée de solutions sécurisées, aux quatre coins de l’Europe.

On mentionnera par exemple Whistle. Whistle, c’est nouveau, ça vient de sortir et c’est hyper-sécurisé : les connexions SSL sont cryptées en 4096 bits, les informations y contenues en 2 048.

whistle

Whistle ne demande rien, même pas votre adresse email. Vous créez un profil et basta. Whistle existe pour browser, Android, iOS et même Windows (c’est dire s’ils sont gentils). Les sources sont publiques et tout le monde peut contribuer à sa manière (développement, thune ou autre). L’infrastructure est basée en Allemagne : donc pas de Patriot Act, pas question de saisie des serveurs parce qu’un marshall a mal dormi.

Bien sûr, vous devrez peupler votre liste de contacts vous-mêmes. Mais sur Whatsapp, vous passez une heure à lire les conditions d’utilisation. Ou pas. Votre serviteur les a lues. Il a désinstallé Whatsapp dans la foulée.

Dans le même ordre d’idée, si vous espérez bientôt pouvoir vous passer de skype ou des hangouts, plus que quelques fois dormir. Tox est en préparation et sortira bientôt. Développé en mode Open Source, lui aussi apprécie l’aide extérieure.

tox