Technossaire : V Viber

Dans le contexte PRISM, XKeystrokes et autres bassesses d’Obama, j’ai décidé de refroidir mon amour (déjà très modéré) pour l’Oncle Sam. Plusieurs adresses email ont quitté Big Broogle pour des cieux moins intrusifs. J’ai aussi promis d’acheter un Ubuntu Edge (même s’il a peu de chances de voir le jour) pour remplacer mon Android. Dans le même ordre d’idée, lorsque je dois parler d’un service de messagerie instantanée, une méfiance instinctive, voire atavique m’envahit. Pour Viber, il m’a fallu un certain temps pour trouver. Je pousse donc un double Eurêka : d’abord, j’ai trouvé leur point d’ancrage. Ensuite, ils parlent grec : ils sont domiciliés à Limassol, sur l’île de Chypre.

Viber est donc un produit européen à la croissance fulgurante, de 0 à 200 millions d’abonnés en moins de 3 ans. C’est aussi une alternative bienvenue à skype, véritable nasse de la NSA  (4x plus de bœufs de membres). Les monégasques ne s’y trompent pas : 90 % d’entre eux sont supposés utiliser Viber.

Depuis plusieurs semaines, votre serviteur l’utilise pour ses appels internationaux. Résultat ? Viber ne me fait pas vibrer. Comme tous les services OTT (over the top, au-dessus de votre service téléphonique ancestral), il est tributaire de la bande passante disponible. Donc, résultat aléatoire.

Les avantages par contre sautent aux yeux : d’abord produit européen. Ensuite, communications internationales à l’œil. Oui, mais çà, le piège à Big Steve le fait aussi. Viber offre d’autres avantages : primo, la synchronisation automatique avec vos contacts. Non seulement à l’installation mais aussi à chaque fois qu’un de vos contacts adhère à Viber. Deuxio, vous recevez les appels, même si le service n’est pas actif sur votre portable.

Viber bémol : n‘existe pas pour linux. Mais comme la version Android est opérationnelle depuis fin 2010 déjà, un portage ne représente pas la fin du monde non plus.