Technossaire : O (1)

ODF

L’Open Document Foundation, est née en 2010, par dépit. Dépit vis-à-vis de Larry Ellison. A l’époque celui-ci avait fait main basse sur Open Office, à travers l’achat de Sun Microsystems. Et comme Larry adoooore le pognon plus que Chouchou les sushis (essayez de prononcer 10x de suite), il exprima des velléités de rendre la suite OpenOffice payante. C’en était trop pour les kadors européens. Lesquels informèrent le DRH de leur regret de quitter l’entreprise pour poursuivre d’autres opportunités.

Ce jour-là, le premier avion en partance de Los Angeles atterit à Berlin . C’est donc en Bundesrepublik que s’établit la fondation (version romancée). Les sources d’OpenOffice sont, par définiton, publiques. Ils s’en emparèrent et lancèrent LibreOffice. Aujourd’hui, LibreOffice compte 700 contributeurs. Aujourd’hui aussi, LibreOffice en est à la version 4.0x, impressionnante de qualité. Aujourd’hui aussi, LibreOffice a divorcé d’OpenOffice et les deux suites sont encore compatibles à la marge.

L’intérêt ? LibreOffice est un logiciel libre. Vous téléchargez et payez ce que vous voulez. Si vous ne voulez pas, c’est bon aussi. Mais c’est injuste, vu les tarifs du gros suintant sous les aisselles et vu l’epsilon entre les deux suites.

LibreOffice est tout-à-fait suffisant pour les PME’s, professions libérales, étudiants ou utilisateurs à domicile. Outre une compatibilité totale, elle offre l’avantage énorme de ne pas vous abonner.

LibreOffice existe pour Windows, Mac et Linux. Elle est même la suite par défaut sous Ubuntu, Suse et Fedora. Pour l’avenir, la Fondation travaille à une version Android. Certes, elle n’a pas encore atteint ses objectifs de financement (pas ma faute). Malgré tout, elle peut s’appuyer sur des parrains tels que Google, Ubuntu, Novell ou Red Hat.

 LibreOffice

Contribuer et télécharger, c’est plus clââââsse

Opera

Mais pourquoi diable se tracasserait-on d’un browser qui, à fond de sixième, atteint péniblement les 2 % de part de marché, me demanderez-vous ?

D’abord parce qu’il s’agit d’un produit européen. Toute initiative européenne en matière de web se doit d’être soulignée. En Europe, nous sommes assez schizo nous ruer sur des applications médiocres made in USA et négliger les nôtres, fussent-elles supérieures. Opera, c’est l’instant norvégien des surfeurs de toile. Glut.

Ensuite parce qu’Opera (à travers ses variantes mini et mobiles) demeure un concurrent valable sur smartphones et tablettes (les OS mobiles sont conçus pour encourager l’utilisateur à télécharger, au contraire du PC où tout est fait pour l’empêcher de se poser des questions). Le gros « E » bleu disparu, la concurrence s’ouvre. Sur ces boîtes, Opera est disponible sous Linux, Windows et Mac.

De plus, Opera a engagé une phase de transformation susceptible de le mener à une position enviable dans l’informatique nomade : abandon de son propre moteur de rendu, Presto, au profit de V8 et Webkit. Ce dernier équipe aussi Chrome (Android) et Safari (la pomme). Les développeurs auront donc tendance à tester et configurer pour ces deux concurrents. Autant être compatible, ça évite d’être isolé. A ces mêmes fins, le norvégien a acquis son collègue Skyfire, pour ses capacités à supporter la vidéo mobile.

Ces transformations sont supposées placer le gros « O » rouge en position de récupérer une grosse partie du trafic mobile. Ou alors, on maquille la fille pour lui trouver un fiancé riche afin d’assurer une descendance puissante. Zuckerberg, par exemple est réputé très bien doté (on parle argent). Les commères chuchottent d’ailleurs que le Mark ne serait pas resté froid. Tout comme le Belarus. Mais là, la thune est moins sonnante.

Source: StatCounter Global Stats – Browser Market Share