Technossaire : N (1) Nokia

Difficile de présenter Nokia aujourd’hui. Entre téléphonie mobile à réinventer et une ultra-domination en géolocalisation, le positionnement est trouble. Bien sûr, pour la grand majorité des geeks, Nokia désigne la téléphonie mobile comme Frigidaire les réfrigérateurs.

La réalité est moins simple : l’acquisition de Navteq, choix de quasi tous les constructeurs automobiles, d’Oracle et de tout une autre série de sociétés place le finlandais en tête, et de loin, de sociétés de géolocalisation.

Peu importe me direz-vous : malgré leur domination ci-dessus, des licenciements à la pelle, les délocalisations, la fermeture de sites aux quatre coins du monde, ils ne sont pas rentables. Ajoutez-y l’exclusivité accordée à Big Steve pour les smartphones (et leur part de marché infinitésimale) et vous comprendrez que 2013 sera, pour Nokia aussi, l’année de tous les dangers (une de plus). Non qu’ils feront faillite, Redmond dépend d’eux pour ses cartographies. Au pire, Big Steve cassera sa tirelire et en prendra le contrôle. A part HTC, personne n’y trouvera à redire  : Nokia vend déjà les ¾ des Windows phones.

Reste que nous sommes tous persuadés qu’ils ont besoin d’un deuxième OS mobile et vite. La finition de leurs terminaux a toujours été excellente. Leur positionnement marketing, lui, frise l’irresponsabilité. A cause, des 8 fenêtes, la porte d’Android semble fermée. A quand; dès lors, un Lumia sous Firefox OS ou Ubuntu ? Ce ne serait même pas la surprise de 2013 : les perspectives de Windows 8 sont désespérantes. Redmond pourrait s’en sortir, Nokia pas sans alternative.

D’ailleurs, les finlandais ont besoin de quelques bonnes surprises. Ne serait-ce que pour compenser les mauvaises. En effet, ils sont sur le point de se faire virer de l’Eurstoxx50. C’est loin d’être trivial. Les fonds investis dans cet index seront contraints de lâcher leurs actions NOK, d’où une nouvelle baisse du cours et de la valeur de la société. Si ça continue, on pourra la racheter avec le livret du gamin.

Pour l’instant, on se contente de mettre l’accent sur les smartphones low cost. Stratégie peu excitante et vraisemblablement peu rentable. Stratégie défensive aussi : ils restent très bien implantés sur les marchés du tiers-monde, grâce à leurs vieux Symbian. Leurs modèles d’entrée de gamme leur permettront de conserver cette part de marché, pas de progresser.

Terminons sur une note positive : les Nokians tires ont battu un record du monde. Montés sur une RS6, ils lui ont permis de rouler à plus de 331 km/h sur glace. On se console comme on peut.

6210Nokia  ? C’était mieux aaaa-vang

Posted In