La bagnole, toujours la bagnole…

Ils ont placé tous leurs oeufs dans le même panier. Soit ça va marcher, soit ils devront actionner leur fameux plan « B » (ils avaient annoncé ça le 3 juillet,  jour de mon anniversaire. Ca m’avait fait bien plaisir…). Reste à déterminer la nature de ce plan.

Ils auraient pu se concentrer à nouveau sur les pneus. Politiquement incorrecte, leur home page annonce fièrement 331,61 km/h en vitesse de pointe. Sur glace, bien sûr. Sur route, fingers in the nose. Bref, si pas dans les pneus, le plan « B » reste dans la bagnole.

 

Nokia survivra, c’est évident. En marge du Mondial de l’Automobile, ils ont énoncé la liste de leurs nouveaux clients automobiles : Vokswagen, Hyundai, BMW et Mercedes. Avec Toyota, Fiat et Tata, déjà clients, Nokia Maps va équiper 80 % des véhicules dans le monde (estimé à plus d’un milliard).

A cette liste, il convient d’ajouter, bien entendu Microsoft, Amazon, Groupon et tout nouveau, tout chaud, Oracle. Bref, à ce jour, Nokia devient le nouveau gorille de la géolocalisation, à travers leur acquisition de 2007 : Navteq.

Alléluia ? Pas tout-à-fait. S’ils doivent actionner leur parachute ventral avant même le début des ventes des Lumia 920 et 820, ils confèrent au marché une impression d’inquiétude diffuse. Cette impression se renforce à la vue du cours de l’action, en repli depuis l’annonce des nouveaux modèles. De quoi donner du crédit à leur velléité de procès contre HTC et leurs 8X, jugés trop semblables ? Ou alors l’annonce d’un possible smartphone made by Big Steve himself  a-t-elle mis tout Epsoo en mode panique intégrale ?

Ceci amène quelques questions. D’abord, la définition de la société. Dès l’instant où la majorité des revenus émane des Maps, Nokia doit être considéré comme société de cartographie interactive, avec une branche téléphonie accessoire. Un gros TomTom, en quelque sorte.

Ensuite, le patron de Nokia est-il toujours l’homme de la situation ? Sélectionné pour redresser la téléphonie, il a parié la ferme sur une seule plate-forme. Le voilà à recourir au plan « B », dans un créneau pour lequel il n’avait pas été considéré. Sa mission était de stabiliser la société pour 2013. D’évidence il pare au plus pressé. S’il devait retourner à Redmond (son employeur précédent) une autre question ferait Surface …

Y’a intérêt à avoir un GPS rapide