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Comme nous l’avions prévu, la première instance a condamné Samsung. Un procès mené au chronomètre, dans lequel aucun dépassement de temps ni d’argument ne fut permis. Autant dire un procès couru d’avance. La meilleure preuve ? Aucune critique sur les tablettes coréennes, là où la vieille pomme domine le marché de la tête et des épaules. Toutes les critiques vont aux smartphones, là où le Reich a d’ores et déjà perdu.

Nous avions écrit que ce procès était d’une grande bêtise. Il accouche de résultats tout aussi bêtes.

 

Au final, on ne compte que des perdants. En premier lieu les États-Unis et leur justice. Une Cour digne aurait refusé de se mêler d’un débat sans fondement. Samsung aurait copié ? Mon cours d’Innovation Management le stipulait expressis verbis « Imitation is a form of innovation ». La traduction de cet article de la HBR conclut d’ailleurs dans le même sens.

En outre, on s’interrogera sur la manière psychorigide dont fut mené le procès. Pas la moindre déviation, pas d’exception, pas de temps pour de nouveaux éléments. On notera aussi les conclusions divergentes entre les jugements allemand, anglais et coréen. Bref, on ressent nettement l’impression d’une décision protectionniste.

Pour en terminer sur l’injustice américaine, on se demandera aussi pourquoi 1Mia. Dans le cours du procès, la vieille pomme pourrie avait argué d’un manque à gagner d’environ 2 millions d’appareils. Ceci impliquerait un profit de 500 USD par ail-phone. Tim Crook justifierait pleinement son nom.

Deuxième victime : la Silicon Valley : déjà magnifique looser après la perte colossale d’HP, il ne lui reste que peu d’atouts. La vieille pomme pourrie en était un. Problème : qui acceptera encore de traiter avec eux maintenant ? La concurrence et l’innovation technologique étant bridée en Californie, on voit mal l’intérêt d’encore y ouvrir une boutique.

Troisième victime : Samsung, bien entendu. Leur prochain résultat financier sera impacté. Ceci étant, on comparera cette somme à leur prochain investissement : 4 Mia pour une nouvelle entité de production d’Exynos. On attend de voir s’ils la construiront vraiment aux States.

Quatrième victime : les utilisateurs de la vieille pomme. Sa suprématie décrétée, quelle seront encore les agents de motivation de l’entreprise ? Au contraire, Android constitue, lui, un éco-système ouvert, dans lequel on compte un grand nombre de constructeurs, en concurrence permanente pour la première place. Face à un monde fermé, Android offre deux garanties déterminantes à l’utilisateur : d’abord un progrès perpétuel, poussé par la rivalité entre constructeurs. La sécurité de toujours pouvoir toujours compter sur une solution appropriée à leur besoin sans changer d’environnement ensuite.

Nous l’avons mentionné plus haut, ce jugement sent le protectionnisme à plein nez. L’empire américain a volé au secours de son emblème technologique. Seulement l’empire américain a déjà amorcé son déclin. L’emblème technologique prendra le même chemin.

Moi, j’avais vu Blanche Neige