Putain, cinq ans

Aujourd’hui ce blog fête son cinquième anniversaire. Cinq ans à se tracasser de l’avenir du web, de son étranglement progressif par des autorités diverses et bizarres qui  s’y sont intéressées dès l’instant où web a rimé avec oseille. Cinq ans à caricaturer la réalité, à se marrer aussi. Et comme nos congénères ne semblent pas apprendre de leurs erreurs, on a encore au moins  cinq autres années à glousser.

D’abord sur Typepad, nous avons récemment migré sur WordPress. Pour des raisons de coût, mais aussi parce que plus moderne, WordPress permet une administration plus fine. Cerise sur le gâteau, son CMS intègre un correcteur d’aurtaugraffe en français et permet un copier/coller intégral à partir de LibreOffice (liens html, puces et autres formatages sont supportés).

 

Malgré nos cinq ans, nous ne sommes pas ici pour nous regarder le nombril. Continuons à nous interroger sur le web et son implication sur la société.

Hier, Extremetech nous fournissait matière à réflexion. La nouvelle créature de Ziff-Davies s’interrogeait sur l’ampleur du porno sur le web. Ils ont donc pénétré cette industrie et nous en livrent les faits saillants. Premier intérêt : ils donnent les noms des sites les plus visités, on apprend donc à connaître la crème de la crème.

Deuxième intérêt, on se rend compte qu’au sein du secteur, tous les volumes sont gonflés : ici, on ne compte plus en terabytes. Extremetech estime que le plus grand d’entre eux peut envoyer jusqu’à 40 pétassebytes par mois. En période de pointe (ils ne précisent pas), ce même site peut utiliser une bande d’1 terabite/seconde.

En outre, si’ l’internaute moyen (16cm ?) passe 3 à 6 minutes sur un site conventionnel, il s’étend jusqu’à 20 minutes sur un site X. Les études sociologiques, c’est très tendance.

Pour faire court mais bon, ils estiment que la culture physique adulte représente environ 30 % de la volumétrie totale d’Internet. On dix vergera pourtant sur la conclusion : non, Internet n’est pas à finalité pornographique. D’abord 30 % c’est tout juste une minorité de blocage. Ensuite, si M6 et autres RTL9 avaient maintenu leurs programmes des dimanche soirs, on aurait moins tendance à utiliser la bande d’Internet. La preuve ? La seule émission consacrée au web, le grand webzé, se trouve cantonée aux mêmes créneaux horaires que les films suce-mentionnés. Normal donc que nous nous étendions sur la toile aux heures des pointes.

Merci de tout coeur. En plus vous y avez mis la forme.