Ce week-end, j’ai un plan libre…

… avant que vous ne commenciez à fantasmer sur mon corps d’athlète en pleine action collective, un plan libre signifie que ce week-end je vais tester mes tallllents d’organisateur sur LibrePlan.

Jusqu’ici les farouches partisans des logiciels libres n’avaient pas grand-chose à se mettre sous la dent en matière de gestion de projets. Et ce, malgré une popularité en croissance phénoménale (contrairement aux dires de Big Steve, le nombre de linuxeurs a augmenté de plus de 50 % en 2011. Et toc).

D’un côté, nous sommes parfaitement servis : LibreOffice, fondation européenne, nous livre une suite en perpétuelle amélioration (dans quelques semaines, nous aurons droit à la version cloud, puis à la version Android. Et tac).

Gros manquement toutefois : les tentatives progicielles de gestion de projet avortaient les unes après les autres. Oui, j’ai aussi essayé Openproject. Mais il y a tellement longtemps que seul Openproject s’en souvient. D’ailleurs, quand je le démarre (à la manivelle), je me rends compte du temps passé.

D’autre part, il y avait l’arrogance assumée, quasi naturelle des windowsiens :

« donc, çà, je l’ai mis dans MS Project et ensuite, j’ai fait le Gantt avec MS Project, et puis, j’ai calculé avec MS Project,… »

et nous on avait rien.

FINI l’air faussement détaché, naturel mal interprété. Aujourd’hui, nous avons LibrePlan.

Tatsoiiiiin.

En gros, LibrePlan permet de gérer un projet de la même manière que les autres, les faux-cools, en pâmoison parce qu’ils ont un ruban au lieu d’une barre d’outils. On peut donc y créer des groupes de tâches, des sous-tâches, y déclarer les rôles et les personnes, leurs coûts, …

…oui, les windowsiens, on peut aussi générer un Gantt.

Note pour les non-initiés : les chefs de projets sous MS Windows ne savent pas qu’il y a une vie après le Gantt. Un chef de projet sous Windows c’est comme une mante religieuse mâle en phase post-coïtale : il meurt après le Gantt. Les autres, les vrais, eux, focalisent leur attention sur les exceptions et les plannings de ressources. Lesquels, sont, bien entendu, supportés par LibrePlan.

Si le cœur vous en dit, LibrePlan est disponbile sous *.rpm, *.deb et sous les ppa d’Ubuntu. Pas d’exe ni de msi. Il se consulte sous browser.

Détail piquant pour un européen convaincu, j’ai trouvé le projet par un site de la Commission européenne. Comme cette dernière s’intéresse maintenant au Libre, je suppose qu’elle va bientôt adopter, elle aussi, LibreOffice (dont la fondation est européenne, quand même) et LibrePlan. Sinon, la Commission, c’est comme un fumeur sans feu ni cigarette…