Vitesse et précipitation

A chaque parution de statistiques, on nous récite quasiment la même litanie : Internet Explorer recule, Firefox stagne et Chrome gagne, tous utilisateurs confondus. Dans la geekosphère, c’est différent : le browser de l’Empire est déjà devant, suivi par le panda roux.

Célébrons donc Chrome, le navigateur le plus mieux bien que tous les autres de la galaxie. Non ?

Non.

Chrome est rapide c’est vrai, mais Chrome se plante souvent. En utilisation intensive (plus de 6 tabs ouverts, Flash à fond), Chrome ne tient pas le choc.

En outre, Chrome refuse de plus en plus souvent le service, au démarrage de mon PC professionnel. De plus, le rendu graphique est bâclé. Ajoutez-y les problèmes techniques et on en vient à se demander s’il n’est pas, à l’heure actuelle le plus mauvais des trois grands.

browsers_comparison

L’image ci-dessus affiche la même page dans trois navigateurs différents : Firefox a réduit la page de manière proportionnelle. Les deux autres ont interprété. Autre problème, Chrome a affiché correctement au deuxième essai. Troisième manquement : lors d’une tentative d’agrandissement des caractères <CTRL> <+>, Chrome a … réduit l’affichage. Manœuvre inverse, donc : <CTRL> <-> :  il a continué à réduire.

Donc, depuis quelques semaines, votre serviteur a l’impression que Big Broogle sacrifie tout à la vitesse, l’argument sur lequel il a basé toute son ascension. Manque de pot, à mesure que les autres récupèrent les secondes, les défauts de Chrome deviennent criants.

Voici peu, Big Steve m’a invité à participer à un sondage. J’ai répondu honnêtement à la question du browser le plus utilisé.

Il a enchaîné : « Why do you use Chrome  ?» C’est une excellente question…