Une frite, deux fois

Franchement, l’époque est pourrie : aux States, Fireduck ne veut plus appliquer le principe de solidarité dans l’OTAN. Dans le Golf, les pétro-monarchies s’excluent mutuellement. En Europe, pas une semaine sans qu’un taré ne se foute en l’air au nom d’un dieu que, depuis l’origine de l’humanité, personne n’a jamais entraperçu. Et voilà que l’UE y va de son couplet…

Cette Union européenne, soucieuse de réguler tout, de la composition de la vodka jusqu’à la structure des bâtons de rollmops vient d’avoir l’idée Terminator. A côté, le Brexit, c’est pet de lapin et roupie de sansonnet : incapable de se libérer de sa névrose régulatoire infernale, cette Europe prétend, sans même se poser la question d’une procédure référendaire préalable, interdire la double cuisson des frites.

Lire la suite

Soyons bassement matérialistes

Pour une fois je me sers de mon blog à des fins mercantiles.  Bon, d’un autre côté, tous frais confondus, il me côute aussi un bras sans jamais avoir rien rapporté, le bougre.  La pince à linge sur le nez, j’annonce donc une voiture d’occase aux caractéristiques suivantes :

Audi A4 Avant 2.0TDI 170 CV 

  • Mise en circulation : août 2010
  • 75 000 km
  • Peinture noire métallisée
  • Jantes alu + 1 jeu de pneus d’hiver montés sur jantes (alu itou)
  • Boîte manuelle
  • Intérieur cuir noir
  • Toit ouvrant électrique
  • GPS mis à jour l’an dernier
  • Ordinateur de bord
  • Climatisation électronique
  • Phares au xénon
  • ABS, ESP, gnagangni et gnagnaga

La voiture a appartenu à ma femme, le moteur ne sait pas ce que signife 150 km/h (même pas en Allemagne). L’état général est plus qu’acceptable. Si vous êtes intéressés disez leumeuleu en commentaires. Les images se trouvent après la pub le break.

Lire la suite

L’hypoténuse de Sundar

J’ai regardé la Google I/O 2017 sur youtube le week-end dernier. Pour vous éviter de devoir subir le même sort par ces journées estivales, je vous en parle ci-dessous.

Au début, on voit une scène et les gradins se remplissent de personnes en légères surcharges pondérales. En même temps, on entend de la musique. Et puis le patron de Google entre sur scène. Et là…

Lire la suite

Des rides à Redmond ?

Depuis bientôt trois ans, nous avons platement laissé tomber les outils écrits par les successeurs à Bilou, les actuels collègues de Nutella. Nous travaillons aujourd’hui à l’aide d’outils dits « libres ». Libres mais pas gratuis : un don de temps en temps est apprécié. D’autant que de l’autre côté vous vous laissez envaseliner : 10mio d’utilisateurs ont accepté de tester les nouvelles fenêtres, gratuitement. Après, ils auront le bonheur de pouvoir acheter le produit qu’ils auront contribué à créer. Dans le Libre, on développe, on écrit, on teste, on publie. Point barre. Etonnez-vous après de trouver l’article ci-dessus sur the verge. Je ne vous traduit pas.

En fait, Linux desktop, cette horreur, ce fils indigne et infréquentable, s’avère après tout ce temps très stable en utilisation journalière. Les outils multimédia abondent, permettent toutes les fantaisies, de la découpe vidéo au ripping, pour ceux qui utilisent encore CD’s ou DVD’s, en passant par la retouche photo. Et nous ne réinitialisons quasi jamais les PC’s. Sur ce plan, aucun doute, Linux desktop est meilleur que le pot à Nutella.

Toutefois, nous l’avons souvent écrit ici, l’appli qui tient les utilisateurs par la souris, c’est, bien entendu la suite office, beaucoup plus que l’OS lui-même. Et si nous avons raison, les derniers développements européens (LibreOffice est basé à Berlin) vont donner quelques rides à Redmond.

Pour rappel, il y a une dizaine d’années, ils ont modifié leur interface-utilisateur et adopté le « ribbon ». Fini les menus séquentiels, on utilise une approche globale. Cette fois, les concurrents sont dans les cordes…

…sauf que depuis la version 5.3, LibreOffice permet d’aller dans les « Options », « Advanced » et de cocher « Enable experimental features ».

experim

Ensuite, il faut redémarrer la suite. Sous « View », « Toolbar Layout », on trouve soudain une option « Notebookbar ».

Notebb

Et là, miracle de la nature et des dieux de l’Office, on se retrouve avec un ruban. En anglais, « a ribbon », à la philosophie de navigation identique à l’autre.

libreribb

En résumé, LibreOffice offre aujourd’hui les deux possibilités de navigation. Plus la barre d’outils latérale. Plus des fonctionnalités améliorées. Plus, plus, plus….

Bien entendu, d’aucuns soutiendront encore qu’on ne peut pas travailler avec pareils outils. Le facteur FUD, remis au goût du jour par Big Steve avant de partir jouer au basket, continue à peser sur les consciences. C’est vrai qu’une phase d’apprentissage est nécessaire. Mais au final, un terminal Linux offre aujourd’hui davantage de fonctionnalités et de flexibilité que le veau d’or. La stabilité de Linux y contribue bien sûr. Les efforts de LibreOffice y apportent l’élément stratégique dont Fedora, Ubuntu ou autres SuSe avaient besoin. A environnement égal, nous osons même avancer que la suite de la Document Foundation est passée devant celle de Redmond. Et çà, ce n’est pas trivial.

Il y a plus dans 753 têtes que dans 751

On a recensé cette semaine de nombreuses prises de positions quant à l’opportunité d’encadrer – surtout de taxer- le travail des robots. En tous cas le Parlement Européen demande à la Commission « de proposer des règles sur la robotique et l’intelligence artificielle (IA), en vue d’exploiter pleinement leur potentiel économique et de garantir un niveau standard de sûreté et de sécurité ». Soit, c’est de l’Eurotalk et la Commission maîtrise ce sabir à merveille.

D’autre part, le même PE définit un robot comme une : « machine physique équipée de capteurs et interconnectée à son environnement dans le but d’échanger et d’analyser des données. » Là, on quitte le dialecte maison et la qualité s’en ressent tout de suite. Nous, nous aurions souhaité une référence à la productique. En effet, appliquée stricto sensu, cette définition range une voiture connectée à Internet (elles sont de plus en plus nombreuses) dans la catégorie des robots. En fait l’omission de toute référence à la productique n’est probablement pas innocente, comme nous le verrons plus bas.

Lire la suite

L’ère du Brump

Depuis cette semaine, le monde anglo-saxon est entré dans l’ère du Brump (BRexit, TrUMP). Le Brump constitue surtout un enfumage monumental des populations concernées : sous prétexte de retrouver leur lustre d’antan, les deux pays entament un repli nombriliste. Celui-ci les conduit à coup sûr vers la perte d’influence et vers le déclin. C’est leur problème. Çà l’est moins là où nous sommes partenaires.

Quand la première puissance mondiale et la deuxième économie européenne s’allient pour sauter de la falaise, on assiste à une vraie rupture de civilisation. A titre de comparaison, on pourrait citer l’avènement de Néron au trône de l’Empire romain. Ou celui de Philippe II d’Espagne, plus soucieux de révérer Dieu que de gérer l’Empire de son père, Charles Quint. Comme Dieu n’existe pas, l’Empire s’est délité.

Lire la suite